Un nouveau baccalauréat

Un nouveau baccalauréat

Couronnement des études secondaires, clé d’entrée vers l’enseignement supérieur, le baccalauréat est une grande institution républicaine à laquelle les Français sont attachés. Or, actuellement le baccalauréat peine à répondre aux attentes placées en lui. Il ne prépare pas assez efficacement aux études supérieures auxquelles il donne pourtant accès.

Les chiffres sont éloquents : 90% de réussite à l’examen mais 60% d’échec en licence.

L’organisation actuelle de l’examen repose sur des épreuves finales beaucoup plus nombreuses que chez nos voisins européens. Cette concentration d’un grand nombre d’épreuves dans un temps très court n’est pas satisfaisante : elle ne récompense pas les efforts réalisés par les candidats dans la durée et pose des difficultés d’organisation pour les lycées.

La réforme du baccalauréat correspond à un engagement du Président de la République, confirmé par le Premier ministre lors du discours du Congrès cet été. Un rapport fourni par Pierre Mathiot, professeur des universités, a permis de disposer de pistes de travail de qualité. Une large concertation avec les organisations syndicales et disciplinaires a ensuite été menée par le ministre de l’Education nationale.

Le nouveau baccalauréat, mis en place en 2021, sera plus simple dans son organisation, plus lisible et en même temps plus juste car l’évaluation du travail de deux années ne repose plus sur quelques jours en fin de terminale. Le baccalauréat sera recentré autour de 4 épreuves terminales (deux épreuves écrites de spécialité au printemps, une épreuve de philosophie et un oral de 20 minutes en juin) qui compteront pour 60% de la note finale.

L’épreuve orale permettra de travailler cette compétence fondamentale pour la réussite des élèves dans leur vie personnelle et professionnelle. Une part de contrôle continu est également introduite (30% de la note finale via des épreuves sur le modèle actuel des « bac blancs » et 10% via les bulletins scolaires). L’épreuve anticipée de français en juin pour les élèves de 1re est maintenue.

Dès la rentrée 2019, les séries L, ES et S disparaissent au profit de parcours choisis individuellement en fonction des goûts et ambitions de chacun. Un socle de connaissances communes sera proposé (français, philosophie en terminale, histoire géographie, enseignement moral et civique, deux langues, éducation physique et sportive).

Une nouvelle discipline, dénommée « humanités numériques et scientifiques », enseignera à tous les lycéens les connaissances fondamentales pour vivre et agir dans le XXIe siècle en approfondissant les compétences numériques ainsi que la compréhension des grandes transformations scientifiques et technologiques de notre temps (bioéthique, transition écologique, etc.).

Pour approfondir les disciplines qui les intéressent, les lycéens choisiront trois enseignements de spécialité en première puis deux en terminale parmi 10 dont 2 nouveaux : numérique et sciences informatiques et humanités, littérature et philosophie. Des enseignements facultatifs permettront d’enrichir leur parcours.

Les élèves pourront donc approfondir leurs connaissances dans des matières qu’ils ont choisies et qui les passionnent. Les lycéens seront accompagnés dans leurs choix et un temps dédié à l’orientation leur permettra de construire leur parcours en fonction de leurs goûts, de leurs motivations et de leurs projets.

Lors de l’audition du Mardi 21 février à l’Assemblée nationale de Jean-Michel Blanquer et de Pierre Mathiot sur le nouveau baccalauréat, j’ai interrogé le Ministre de l’Éducation sur la place réservée à l’enseignement des mathématiques dans la nouvelle organisation du lycée.

Retrouvez ma question

La réponse du Ministre Jean-Michel Blanquer

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