Retour sur le Conseil de Paris de février 2019

Retour sur le Conseil de Paris de février 2019

Le premier Conseil de Paris de l’année 2019 s’est tenu du 4 au 6 février. Comme la tradition l’impose, de nombreux sujets cruciaux pour l’avenir de notre ville ont été mis sur la table. Il a notamment été question de la création d’une police municipale pour Paris, sujet très polémique, que le groupe Démocrates et Progressistes avait proposé en novembre dernier. Nous avons demandé à ce titre que l’exécutif prenne cette décision en concertation avec l’ensemble des élus, des acteurs civils et des institutions référentes. Il s’agit donc pour nous d’une avancée considérable pour tous nos concitoyens qui pourront enfin bénéficier de meilleures conditions de sécurité. À l’approche des Jeux Olympiques de 2024, c’est un signal fort et rassurant qu’envoie la Mairie à la scène internationale !

Notre groupe a déposé onze vœux pour cette session.

Trois concernaient l’accès et le développement du sport. En effet depuis quelques années, de nouveaux sports apparaissent dans notre capitale. Cela suppose de les accueillir et de les développer quand cela est possible. Ainsi, nous avons proposé que la Ville de Paris fasse un inventaire des nouvelles pratiques sportives sur son territoire et réfléchisse à la manière dont elle pourrait accompagner leur développement tant en matière de communication, d’occupation de site que de développement des publics. La question de l’éducation a aussi été abordée et nous avons souhaité que ces sports soient plus accessibles pour garantir une meilleure insertion sociale chez les plus jeunes. Dans la même lignée, nous avons demandé que la ville étende les horaires d’ouverture de ses infrastructures sportives et fasse davantage la promotion de l’activité sportive auprès des personnes atteintes de maladie. Il s’agit là d’un enjeu majeur de santé public et nous continuons d’affirmer que Paris doit y prendre sa part.

Trois de nos vœux concernaient le volet économique. Le premier concernait l’adoption d’un plan Brexit par la ville. Dans un contexte de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne particulièrement inquiétant, il nous a semblé essentiel que la Ville de Paris se rapproche de la Région Île-de-France afin d’établir ensemble et au plus vite un grand plan Brexit, visant à attirer les investisseurs et les entrepreneurs. Des mesures sont déjà prises par de nombreux acteurs locaux mais mériteraient d’être coordonnées et précisées. Le second, porté par Julien Bargeton, visait à promouvoir l’insertion par l’activité économique : de nombreuses initiatives concluantes ont en effet déjà été menées en France et nous avons demandé à ce que la Mairie puisse à son tour dresser un bilan de son action en matière d’insertion professionnelle. La Ville de Paris a décidé que les transports seraient dorénavant gratuits pour les jeunes de 4 à 11 ans ainsi que pour les Parisiens handicapés de moins de vingt ans. Si l’initiative nous semblait intéressante, l’irresponsabilité budgétaire dont fait preuve l’exécutif nous a poussé à déposer un vœu de recours.

Deux autres vœux concernaient la politique de logement de la Ville. En effet un plan d’investissement de 9 milliards en faveur des salariés les plus modestes touchés par les problèmes d’accès au logement est annoncé par Action Logement. Paris est confronté à de nombreuses problématiques de mal-logement. Nous avons proposé que la Ville communique davantage sur les aides sociales au logement.   Nous avons également demandé à ce que la Mairie incite davantage les parisiens qui louent des appartements à opter pour des modèles plus redistributifs tels que FairBnb.

Un vœu local a été déposé par Anne-Christine Lang. Il visait à empêcher la destruction d’une crèche classée « patrimoine remarquable », rue de Tolbiac dans le 13e arrondissement, et a été suivi d’effet. Nous sommes en effet attachés à ce que Paris définisse une vraie politique en matière de préservation du patrimoine.

Enfin, nous avons réclamé une réorganisation du mode de fonctionnement des Conseils de Paris. Partant du constant que les commissions de travail du Conseil de Paris ne disposaient que de peu de pouvoir et qu’un nombre important de vœux adoptés n’était pas obligatoirement suivi d’effets, nous avons proposé que chaque commission puisse tenir un registre d’avancement de ces vœux et qu’une présentation annuelle puisse être faite. Ce vœu a suscité l’adhésion de nombreux groupes au sein du Conseil qui, tous, veulent garantir plus de démocratie dans notre ville !

 

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