Piétonisation des berges : quelques mesures clefs

Piétonisation des berges : quelques mesures clefs

 

Ce jeudi, le tribunal administratif de Paris a validé l’arrêté du 6 mars pris en urgence par la Mairie de Paris pour pérenniser la piétonnisation des berges. Cette décision avait en effet été déboutée le 21 février. Les quais ne seront donc pas ouverts à nouveau à la circulation.
Très tôt, je me suis engagée avec le groupe Démocrates et Progressistes à promouvoir la piétonnisation des berges.
La lutte contre la pollution et le réchauffement climatique se doit d’être un combat commun pour un air plus sein. Depuis sa mise en œuvre, cette mesure a bénéficié d’incroyable succès populaire et a permis aux usagers de profiter des quais d’une manière tout à fait inédite. Pour autant, je persiste à penser que la méthode employée par l’exécutif parisien ne garantissait pas un libre débat sur la question. Aussi comme le prouvent les chiffres, l’amélioration de l’environnement urbain passe par un élargissement du périmètre de ces actions.
Voici quelques mesures complémentaires présentées par notre groupe :
  • Réserver une voie aux véhicules propres – qui ne doivent pas pâtir des embouteillages – sur certains quais hauts, le boulevard périphérique et les principaux axes traversant Paris.
  • Dans le cadre du plan « Paris piéton », définir de nouvelles zones dévolues aux seules circulations douces, que certaines rues soient aménagées de sorte à laisser plus d’espace aux piétions et qu’un certain nombre de rues puissent faire l’objet d’une expérimentation afin de devenir piétonnes sur un créneau à définir mais qui pourrait se situer de 15h à 6h du matin, permettant ainsi à l’activité économique et aux livraisons d’avoir lieu en matinée
  • Prolonger la ligne du T3, visant à boucler le dernier tronçon Porte Dauphine -Pont du Garigliano, soient planifiées le plus rapidement possible et que l’enquête publique prenne en compte les tracés possibles de l’aménagement de la station Porte Dauphine.
Il y a urgence à dépolluer Paris mais la précipitation est toujours mauvaise conseillère : il nous faut prendre le temps de nous concerter, d’interroger l’ensemble des acteurs sans dogmatisme mais avec pragmatisme pour aboutir à des propositions ambitieuses et respectueuses de la santé de tous.

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