L’Assemblée Nationale vient de voter en première lecture le projet de loi « pour une école de la confiance ».

L’Assemblée Nationale vient de voter en première lecture le projet de loi « pour une école de la confiance ».

En tant que Rapporteure du projet de loi, je me réjouis de son adoption car j’ai l’intime conviction qu’il est indispensable de tout mettre en œuvre pour renouveler le pacte de confiance entre les acteurs, et de renforcer le contrat passé entre la nation et son école.
Ce texte solidement articulé autour de deux grands principes : l’élévation du niveau général des élèves et la justice sociale. Ce projet de loi engage tous les acteurs de terrain. C’est la raison d’être de l’article premier qui fixe les conditions du pacte de confiance qui doit unir l’ensemble des membres de la communauté éducative entre eux et régir leur relation avec l’institution.
La baisse de l’âge de l’instruction obligatoire à trois ans permettra à tous les enfants de débuter sur la même ligne de départ face à l’apprentissage du langage, fer de lance dans la lutte contre les inégalités.
Les territoires ne sont pas oubliés, puisqu’avec la création des établissements publics locaux d’enseignement international (EPLEI), il y a une véritable volonté d’apporter des solutions encadrées à des problématiques locales à l’initiative des territoires eux-mêmes et des communautés éducatives.
La confiance, c’est aussi la grande liberté qu’il est proposé de laisser aux enseignants pour expérimenter de nouvelles pratiques pédagogiques.  C’est enfin au nom de la confiance renouvelée que nous créons le nouveau Conseil d’Evaluation de l’Ecole qui, loin de l’évaluation-sanction, consacre le principe d’une évaluation constructive et bienveillante.
Dans cette école de la confiance, la qualité de la formation des enseignants doit être considérée comme la pierre angulaire de l’amélioration de la performance du système d’éducation. Des enseignants bien formés, ce sont des enseignants qui ont toutes les cartes en main pour s’épanouir dans leur métier et transmettre leur savoir aux élèves.
Enfin, le dispositif de pré-recrutement a été repensé pour essayer de pallier le manque croissant d’attractivité du métier.  Ce projet de loi « pour une école de la confiance », vient parachever l’œuvre républicaine initiée par Jules Ferry en 1882, poursuivie par Jean Zay en 1936 et le Général de Gaulle en 1959 et marquera dans l’histoire, l’école de la république.

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