Investissons dans l’apprentissage

Investissons dans l’apprentissage

 

Le Premier ministre, Édouard Philippe, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ont présenté, vendredi 9 février 2018, le projet de transformation de l’apprentissage.
La France compte plus de 1,3 million de jeunes qui ne sont ni à l’école, ni à l’université, ni en apprentissage, ni en emploi. Cela ne saurait être une fatalité. C’est un gâchis à la fois pour les jeunes, pour notre pays et pour l’économie. La formation professionnelle initiale, et notamment l’apprentissage, sont insuffisamment développés dans notre pays, alors qu’ils constituent une des clés de succès dans le combat contre le fléau qu’est le chômage.
Aujourd’hui la France compte 400 000 apprentis, soit seulement 7 % des jeunes de 16 à 25 ans. Ce pourcentage est en moyenne de 15 % dans les pays européens où le taux de chômage des jeunes est bas. L’apprentissage est sans conteste l’un des meilleurs tremplins vers l’emploi : 70 % des apprentis trouvent un emploi dans les sept mois suivant leur formation.
Actuellement, beaucoup trop d’obstacles et de dysfonctionnements privent les jeunes de formations adaptées à leurs besoins.
Dans le même temps, ces derniers ne trouvent pas d’entreprises alors que des dizaines de milliers de places ne sont pas pourvues. C’est pourquoi le Gouvernement, avec tous les acteurs concernés, les Régions, les branches professionnelles et les partenaires sociaux, ont décidé de s’engager conjointement dans une mobilisation nationale sans précédent pour une meilleure orientation et une transformation profonde de l’apprentissage.
La transformation de l’apprentissage s’inscrit dans la modernisation de notre modèle social, après la réforme de notre Code du Travail. Il s’agit d’abord de rendre l’apprentissage plus attractif pour les jeunes.
  • L’apprentissage sera ouvert jusqu’à 30 ans, contre 26 ans actuellement.
  • Tout apprenti majeur bénéficiera d’une aide de 500€ pour passer son permis.
  • Tous les apprentis de 16 à 20 ans verront leur rémunération augmenter de 30 € / mois.
  • 15 000 apprentis/an pourront suivre un programme Erasmus : 2 fois plus qu’aujourd’hui
  • Les jeunes et leur famille bénéficieront d’une meilleure information (journées d’information, communication des taux d’insertion dans l’emploi de chaque formation…)
Le deuxième objectif est d’adapter le système aux besoins des entreprises en donnant une place centrale au monde professionnel dans le fonctionnement de l’apprentissage.
Les partenaires sociaux « co-écriront » les diplômes professionnels, qui correspondront ainsi davantage aux besoins en compétences des entreprises. Les aides seront unifiées et ciblées sur les TPE / PME et les niveaux bac et pré-bac.
Il ne sera plus obligatoire de passer devant les prud’hommes pour rompre un contrat après 45 jours. L’employeur pourra par exemple rompre le contrat pour faute grave.
Le système de financement sera enfin plus simple, plus transparent et plus incitatif. Il n’y aura plus qu’une seule cotisation alternance, au lieu de deux aujourd’hui, dont le montant sera fixé par les partenaires sociaux.

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