Intervention militaire en Syrie : une intervention légitime pour sanctionner une violation répétée du droit international par la Syrie

Intervention militaire en Syrie : une intervention légitime pour sanctionner une violation répétée du droit international par la Syrie

La position de la France avait été fixée dès le 29 mai 2017 par le Président de la République à Versailles. Si une attaque chimique, attribuable aux forces armées syriennes, avec des conséquences létales, est avérée, elle entraînerait une riposte immédiate de la France.
En effet, le maintien d’un programme chimique clandestin et l’emploi répété et délibéré de l’arme chimique contre les civils par le régime syrien sont des violations claires du droit international.
Avant d’avoir recours à la force, nous sommes allés au bout de la démarche politique et diplomatique pour faire entendre raison à Damas mais le Conseil de sécurité n’a pas été en mesure de sanctionner ces violations répétées en raison du blocage russe.
Le Président de la République a donc pris nos responsabilités avec nos alliés américain et britannique et en lien avec nos partenaires. La banalisation de l’emploi d’armes chimiques représentait une menace pour la sécurité collective, face à laquelle nous ne pouvions rester sans réaction. Notre réponse a été circonscrite aux capacités du régime syrien permettant la production et l’emploi d’armes chimiques. Aucune victime au sein de la population civile ou de l’armée syrienne n’est à déplorer.
Les frappes ont détruit des capacités de recherche, de production et de stockage d’armes chimiques syriennes. Ces capacités clandestines avaient été dissimulées par le régime syrien, en contravention de ses engagements internationaux. Les objectifs ont été choisis dans le but de diminuer au maximum les capacités du régime dans ce domaine. Tous ont été atteints et détruits.
Cette intervention n’est toutefois pas le prélude à une guerre. Nous n’entrons pas dans une logique d’escalade.  Les priorités de la France sur la crise syrienne restent inchangées :
  • achever la lutte contre Daech en Syrie et empêcher route résurgence de cette menace dans la région ;
  • renforcer et permettre l’acheminement de l’aide humanitaire aux populations civiles, en application de la résolution 2401 du Conseil de sécurité ;
  • permettre une solution politique concertée et inclusive, pour que la Syrie retrouve enfin la paix.
La France continuera à parler avec tout le monde. « Le Président de la République continue à dialoguer avec ses homologues car nous ne voulons pas renoncer à la seule option qui soit porteuse d’avenir, la solution politique.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée.