Glyphosate : oui au plan de sortie du Gouvernement

Glyphosate : oui au plan de sortie du Gouvernement

 

 Comme de nombreux députés LREM, je suis régulièrement interpellée sur le Glyphosate.
Il faut d’abord rappeler que le vote portait seulement sur l’inscription de l’interdiction du glyphosate dans la loi d’ici 3 ans. Cet objectif d’interdiction n’est pas remis en cause, au contraire il est porté avec détermination par le Gouvernement et les députés LaREM.
La non-inscription de l’interdiction du glyphosate est un signal de confiance envoyé au monde agricole : nous croyons en un travail main dans la main, en responsabilisant les filières et en développant des alternatives, sans passer par la contrainte de la loi, pour atteindre cet objectif. Comme Richard Ferrand s’y était engagé publiquement, nous prendrons nos responsabilités en inscrivant cette interdiction dans la loi si les acteurs ne se saisissent pas du sujet dans le temps imparti.

La réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques est un sujet prioritaire, avec des enjeux majeurs en matière de santé publique, de respect de l’environnement et de relation à l’agriculture.

Le Président de la République a souhaité fixer un objectif ambitieux et pragmatique : la mise en œuvre de l’ensemble des moyens pour sortir du glyphosate en 3 ans dans notre pays, en permettant des dérogations lorsqu’il n’existe pas de solutions alternatives pour nos agriculteurs. Cet engagement sera tenu et la non-inscription dans la loi à ce jour ne le remet nullement en cause.
Notre ambition reste intacte : la France n’utilisera plus le glyphosate d’ici 3 ans. Afin de préparer la sortie définitive de l’utilisation du glyphosate, le Gouvernement a réuni dès le mois de juin 2018 les représentants du monde agricole, de l’agro-alimentaire et de la distribution ainsi que les acteurs de la recherche et de l’innovation pour s’engager dans la sortie définitive de l’utilisation du glyphosate.
Dans le cadre de la présentation du plan Ecophyto II +, le Gouvernement a également annoncé que le renouvellement des autorisations de mise sur le marché de produits contenant du glyphosate, délivrées par l’ANSES, le seront dans un premier temps pour une durée n’excédant pas 3 ans. Une évaluation comparative sera conduite avant tout renouvellement et les usages pour lesquels des solutions alternatives non chimiques existent et sont couramment utilisées seront progressivement interdits.
Enfin le groupe LaREM s’est pleinement investi de cette question en demandant la création d’une mission d’information sur le suivi de la stratégie de sortie du glyphosate, dont les travaux débuteront le 27 septembre prochain.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiée.