Gilets Jaunes : des mesures fortes pour sortir de la crise.

Gilets Jaunes : des mesures fortes pour sortir de la crise.

Le Premier ministre a annoncé aujourd’hui des mesures fortes pour sortir de la crise.
Edouard Philippe a, en préambule, rappelé que la colère qui s’exprime aujourd’hui est la résultante d’une profonde injustice qui vient de loin. Celle de ne pas pouvoir vivre dignement du fruit de son travail. De ne pas pouvoir subvenir aux besoins de ses enfants.
Le Gouvernement a beaucoup consulté (partenaires sociaux, élus locaux, associations, parlementaires, responsables des partis politiques, etc.) Les gilets jaunes aiment leur pays, et veulent comme nous, que les impôts baissent et que le travail paie. Et si nous n’avons pas réussi à l’exprimer c’est que nous devons changer quelque chose.
Fixer le cap et le tenir est une nécessité pour gouverner la France, mais aucune taxe ne mérite de mettre en danger l’unité de la Nation .
Le Gouvernement prend des mesures immédiates, dans un souci d’apaisement
La suspension pour 6 mois de la hausse sur la taxe carbone (sur l’essence, le fioul et le diesel), de la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l’essence, pour les professionnels et de l’alignement sur la fiscalité des particuliers de la fiscalité du gazole des entrepreneurs non routiers. Ces mesures fiscales qui devaient s’appliquer au 1er janvier ne s’appliqueront pas avant d’être débattues par toutes les parties prenantes. Nous voulons dans ce laps de temps identifier et mettre en œuvre des mesures d’accompagnement justes et efficaces.
« Si nous ne les trouvons pas nous en tirerons les conséquences. »

 

La suspension pour 6 mois de l’entrée en vigueur des nouvelles modalités du contrôle technique (prévue le 1er janvier 2019, avec un risque de le compliquer et de le rendre plus cher, notamment parce que le nombre de points de contrôle devait augmenter). Pas d’augmentation des tarifs de l’électricité et du gaz durant la concertation (et donc durant l’hiver).
Nous ouvrons le dialogue pour trouver des solutions efficaces et qui améliorent la vie quotidienne des Français. Ce débat doit avoir lieu en rappelant des règles claires : les Français ne veulent pas de hausses d’impôts ou de taxes. Si les impôts baissent, il faut que les dépenses baissent, car « nous ne voulons pas léguer des dettes à nos enfants. »
Sur le rythme de la transition écologique, tout en gardant notre ambition. « Le Gouvernement a fait des propositions. Peut-être sont-elles insuffisantes, ou inadaptées. Parlons-en, améliorons-les. Complétons-les. »
Le débat commencera le 15 décembre et se terminera le 1er mars. Il devra déboucher sur des traductions concrètes dans la vie quotidienne de nos compatriotes.  Il y a aura bien sûr un dialogue au niveau national. Mais le débat doit aussi avoir lieu au plus près des Français, sur tous les territoires, dans leur diversité.
Nous travaillons pour trouver une organisation appropriée, qui permette à tous les Français qui le souhaitent de s’exprimer.
 
 
 

 

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