Free Theodora

Free Theodora

Theodora del Carmen Vasquez est en prison à San Salvador depuis 10 ans, coupable d’avoir fait une fausse couche. Agressée à la descente du bus alors qu’elle était enceinte de son deuxième enfant,  victime d’une hémorragie, Théodora a accouché d’un bébé sans vie dans les toilettes, sur son lieu de travail après qu’une aide médicale lui ait été refusée. Craignant d’être accusés de complicité d’avortement dans un pays où l’IVG est strictement interdit, ses collègues qui l’ont retrouvée inconsciente dans les toilettes ont préféré appeler la police plutôt que les secours. Et ce n’est pas rare.

Au Salvador, même des médecins des urgences eux-mêmes, craignant d’être condamnés pour pratique illégale de l’avortement remettent les patientes qui arrivent à la police plutôt que de leur prodiguer des soins.

Le 13 décembre dernier, Théodora a vu sa peine de 30 ans de prison pour homicide avec circonstances aggravantes confirmée en appel. Au Salvador, les femmes victimes de fausses couches sont a priori accusées de tentative d’avortement clandestin et condamnées comme des criminelles à des peines comprises entre 30 et 50 ans d’emprisonnement.

Theodora n’est pas une exception. 23 autres femmes incarcérées accusées des mêmes faits purgent actuellement des peines de 30 ans dans les prisons salvadoriennes.

Cette violence et cette injustice qui s’abat sur ces femmes vulnérables nous est insupportable. Nous qui avons la chance de pouvoir prendre la parole, parler et dénoncer les injustices, nous nous faisons les porte-voix de Théodora et de ses co-détenues et de toutes ces femmes vulnérables contraintes de subir et de baisser la tête face à ces violences et cette cruauté révoltantes.

Nous qui défendons sans relâche les droits des femmes en France, en Europe et partout dans le monde nous sommes révulsées par ces décisions iniques et apportons notre plein soutien à la mobilisation qui s’organise au Salvador, aux associations, aux avocats, aux médecins et aux Parlementaires qui s’opposent à ces décisions de justice et luttent pour la dépénalisation de l’avortement au Salavador. Nous serons à leurs côtés dans le combat pour les droits des femmes lors des élections législatives de 2018.

Nous nous mobilisons et lançons aujourd’hui un appel pour la libération de Théodora devenue un des symboles des violences exercées à l’encontre des femmes et des injustices quelles subissent partout dans le monde.

Nous appelons à signer et à relayer massivement cet appel qui sera adressé au Président du Salvador et à tous celles et ceux qui luttent pour les droits des femmes dans ce pays.

Nous demandons au Président de La République française de rappeler en toutes occasions que l’importance que notre pays attache aux droits des femmes et d’évoquer la situation de Theodora et de ses co-détenues, dans le cadre des relations diplomatiques entre nos deux pays.

 

Vous trouverez la pétition : ici 

#FreeTheodora

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