Être libre de choisir son avenir professionnel

Être libre de choisir son avenir professionnel

Dans un monde où tout se transforme, où la moitié des métiers en 2030 n’existent pas aujourd’hui et 60 % des métiers d’aujourd’hui sont amenés à disparaître, où l’ambition de la France est de retrouver une économie compétitive, il était essentiel de parler d’apprentissage et de formation.

Le gouvernement et la majorité ont comme dessein la rénovation du modèle social français. Une rénovation qui s’était engagée avec les cinq ordonnances de la loi travail prises en septembre 2017. Aujourd’hui, avec le projet de loi « Liberté de choisir son avenir professionnel », le parlement se saisi des questions du système d’apprentissage, de la formation professionnelle, de la réforme de l’assurance chômage, de l’insertion des travailleurs handicapés dans le monde professionnel, des travailleurs détachés et de l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes.

L’ambition de cette loi sera de ranimer notre système social. Moderniser les droits et les devoirs de chaque travailleur, tout en conservant les fondations et les principes d’un système qui se délite depuis des années faute de courage politique, d’ambition pour notre pays et par le biais des transformations majeures dans l’économie et l’organisation du travail. La démarche prise par le gouvernement et la majorité est de corriger les errements, d’anticiper les mutations économiques et sociétales qui verront le jour. Cette transformation ne peut se faire qu’avec les partenaires majeurs du secteur de la formation, de l’apprentissage. Le projet de loi reprend ainsi des orientations issues des accords interprofessionnels nationaux de février 2018.

Ce projet de loi est examiné dès cette semaine en commission. Nous aurons à l’esprit ce triptyque qui fait sens dans notre pensée de marcheurs : conjuguer innovation et performance économique, construire de nouvelles libertés avec le souci constant de l’inclusion sociale.

L’apprentissage

L’apprentissage souffre aujourd’hui de différents maux. L’attractivité de ses filières qui n’ont pas toujours une bonne presse dans le monde éducatif notamment. Son taux d’insertion qui varie en fonction des corps de métiers mais qui reste trop faible. Le projet de loi vise  à refonder les règles pour permettre d’offrir de meilleures offres d’apprentissages et plus nombreuses.

Quelques mesures …

  • Une meilleure rémunération pour les apprentis de 16 à 20 ans, avec une aide de 500 euros pour le permis de conduire ;
  • Une information transparente sur la qualité des formations en apprentissage pour les jeunes en fournissant les taux d’insertion dans l’emploi, de succès au diplôme, de poursuite d’étude. Les régions auront la charge de l’orientation professionnelle et donc de permettre aux jeunes et à leur famille de choisir possibles une formation avec toutes les informations ;
  • Les apprentis qui verront leur contrat de travail interrompu en cours d’année ne perdront plus leur année ;
  • L’apprentissage sera ouvert aux jeunes jusqu’à 30 ans au lieu de 26ans ;
  • Tout contrat en alternance sera financé quelle que soit la taille de l’entreprise.

La formation professionnelle

La formation professionnelle tout au long de sa vie active devient inévitable dans un temps où les métiers changent sans cesse. Il était essentiel d’investir massivement dans la formation pour créer une société de compétences capable de demeurer une puissance mondiale. Pour cela nous devons donner à chacun cette liberté de choisir son avenir professionnel et de construire son parcours, tout en protégeant les plus vulnérables contre le manque ou l’obsolescence des compétences.

Quelques mesures …

  • Le compte personnel de formation sera crédité de 500 euros par an à tous les salariés. Un abondement de l’entreprise ou des branches sera possible avec un accord collectif
  • Le compte personnel de formation sera lui crédité de 800 euros par an pour les salariés non qualifiés pour leur permettre de changer de catégorie professionnelle et d’évoluer professionnellement.
  • Les demandeurs d’emploi auront d’avantage accès à la formation, avec des modules de remise à niveau sur les compétences de bases et les savoirs numériques. Un grand plan d’investissement dans les compétences pour un million de demandeurs d’emplois peu qualifiés et un million de jeunes éloignés de l’emploi pendant le quinquennat.
  • Les TPE et PME bénéficieront d’une solidarité financière des grandes entreprises pour faciliter l’accès de leurs salariés à la formation.
  • Une simplification administrative pour les entreprises qui ne paieront plus qu’une seule cotisation à un seul organisme. Il n’y aura plus aucune démarche pour les entreprises.

L’assurance chômage :

Les démissionnaires et les indépendants pourront bénéficier d’un filet de sécurité qui sous condition leur permettront de lancer un projet. Il sera essentiel pour un meilleur équilibre de renforcer l’accompagnement et le contrôle des demandeurs d’emploi afin de conserver un système juste pour tous.

L’emploi des personnes en situation de handicap

Aujourd’hui l’obligation fixée par la loi de 6% de personnes en situation de handicap dans les entreprises n’est pas atteinte. L’insertion dans l’emploi pour les personnes handicapées reste marginale. Ce texte devra réformer le système avec la secrétaire d’État aux personnes handicapées et les partenaires sociaux pour que demain être handicapé ne deviennent pas un frein à l’embauche.

L’égalité professionnelle hommes- femmes

Grande cause du quinquennat l’égalité entre les hommes et les femmes doit s’inscrire dans le milieu professionnel. Pour que la France ne soit plus en bas des classements internationaux de l’égalité au travail, cette loi visera à donner des obligations de moyens et de résultats pour limiter les écarts de salaires.

La lutte contre la fraude dans le détachement des travailleurs.

Après une négociation entre le Président de la République et nos partenaires européens, il est aujourd’hui temps d’inscrire dans la loi, la protection des travailleurs français contre les fraudes venant d’entreprises qui embauchent des travailleurs européens détachés. Des sanctions plus dissuasives, une lutte plus efficace seront inscrit dans ce projet

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